La conférence internationale organisée au Niger sur la lutte contre la contrefaçon et le commerce illicite de médicaments souligne l’importance du rôle des douanes

26 novembre 2013

A l’invitation de la Première Dame du Niger, Dr. Lalla Malika Issoufou Mahamadou, le Secrétaire général Kunio Mikuriya est intervenu lors de la Conférence internationale sur la lutte contre la contrefaçon et le commerce illicite de médicaments organisée à Niamey, Niger, les 22 et 23 novembre 2013.

Les Premières Dames du Burkina Faso, de la République centrafricaine, du Mali, du Niger et la Représentante de la Première Dame de la Guinée Equatoriale ont participé à cette conférence ainsi que le Premier Ministre du Niger, M. Rafini Brigi, et des Ministres de la santé et des représentants d’organisations issues de la société civile actives dans la région. S’adressant à un public de plus de mille personnes, le Secrétaire général Mikuriya a évoqué le rôle crucial joué par les douanes en tant que première ligne de défense contre le commerce de biens illicites représentant une menace pour la sécurité et la santé des consommateurs, notamment les médicaments contrefaisants. Il a par ailleurs réaffirmé que les douanes devaient parallèlement garantir la connectivité aux frontières pour les marchandises légitimes afin de contribuer au développement économique. S’inspirant de l’exemple de l’Opération Biyela, coordonnée par l’OMD dans 23 pays côtiers africains pendant les mois de mars et avril de cette année, il a exposé l’approche de gestion des risques mise en œuvre par les douanes, soutenue par les instruments et plateformes technologiques de l’OMD aux fins de connexion des administrations douanières, tels que le Réseau douanier de lutte contre la fraude (CEN) et un autre outil de haute technologie conçu afin de promouvoir des partenariats avec le secteur privé, tel que l’interface public-membres (IPM) qui offre un accès aux informations fournies par les titulaires de droits aux fins d’identification des marchandises contrefaisantes. Il a également souligné l’importance de la collaboration avec d’autres autorités, telles que les Ministères de la santé et les laboratoires, afin d’identifier les médicaments contrefaisants et non autorisés, et les Ministères de la justice et la Police, afin de poursuivre les criminels. Le Secrétaire général Mikuriya s’est félicité de l’occasion remarquable offerte par la conférence de sensibiliser les consommateurs à cette problématique et a appelé les Premières Dames à soutenir les douanes par une législation et une politique de renforcement des capacités propices à la modernisation douanière.

En sa qualité de Vice-Président de l’OMD pour la région Afrique de l’Ouest et centrale, le Dr. Daniel Jatau, Contrôleur général adjoint des douanes du Nigéria, s’est joint au Secrétaire général pour encourager les participants à prendre à bras le corps ce grave problème régional que représente le commerce de médicaments contrefaisants, véritable fléau pour toute l’Afrique.

Parmi les autres intervenants figuraient M. Bernard Leroy, Directeur de l’IRACM (Institut de recherche contre les médicaments contrefaisants), Me. Mireille Ballestrazzi, Présidente d’Interpol, le Professeur Marc Gentilini, Délégué général de la Fondation Chirac, M. Abali Ekade, Ministre de la santé publique du Niger, et le représentant du Programme Commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA. Tous ont souligné l’importance de la contribution des douanes dans ce domaine et la nécessité de voir tous les acteurs collaborer intensément les uns avec les autres. Les Premières Dames ont conclu la conférence par de brèves allocutions sur le bienfondé de la lutte contre les médicaments contrefaisants et par la signature d’une déclaration à cet effet.