Lutte contre le trafic d’espèces sauvages: des actions ciblées pour le secteur des transports

11 février 2015

Une rencontre sans précédent, réunissant les entreprises phares du transport international de marchandises et des experts en matière de commerce d'espèces sauvages a posé les jalons du processus de renforcement des partenariats, en vue de l’élimination du risque de facilitation du trafic d'espèces de faune et de flore sauvages.

Des représentants d'entreprises de transport et de logistique se sont joints aux discussions de TRAFFIC et de l'OMD et, ensemble, ils ont procédé à un examen exhaustif du secteur des transports, maillon manquant des trains de mesures à prendre, pour combattre la criminalité liée aux espèces sauvages.

Cet atelier de deux jours s’est déroulé à Bangkok en Thaïlande, un des centres névralgiques du commerce d'espèces sauvages, sous les auspices du projet Wildlife Trafficking Response, Assessment and Priority Setting (TRAPS, projet de lutte contre le trafic d’espèces de faune et de flore sauvages, d’évaluation et de sélection des priorités), qui cible la contrebande transfrontalière d'espèces de faune et de flore sauvages.

TRAFFIC et l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature) sont les instigateurs du projet Wildlife TRAPS, que soutient l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID).

Les participants à l'atelier ont mis le doigt sur les maillons faibles de la chaîne logistique, bien souvent exploités par les trafiquants et ont discuté de la manière de les consolider, par un examen plus minutieux des politiques, des procédures et des pratiques.

Ils se sont également interrogés sur la complexité de la contrebande d'espèces de faune et de flore sauvages, sur les méthodes qu’elle utilise et les itinéraires empruntés, avant d'évaluer la valeur commerciale potentielle pour les transporteurs et le secteur logistique. L'attention s’est également portée sur l’influence que ces derniers peuvent exercer dans la lutte contre le phénomène.

Les représentants du secteur ont plaidé pour des solutions pratiques, qu'ils puissent intégrer à leurs procédures quotidiennes et aux pratiques déjà instituées, en limitant le surcoût.

Les débats ont ensuite porté sur la nécessité d'intensifier les échanges d'information entre les partenaires du secteur, les experts des espèces de faune et de flore sauvages et les services de lutte contre la fraude, afin qu’ils puissent plus rapidement et plus efficacement aux trafiquants.

Lors de cet atelier, diverses promesses de mesures individuelles, bilatérales et communes de sensibilisation et de renforcement des capacités du secteur des transports et de la logistique ont été faites.

Nick Ahlers, Chef de projet du Wildlife TRAPS de TRAFFIC a déclaré: "Dans le cadre de la coopération mondiale contre le braconnage et la contrebande des produits illicites d'espèces sauvages, le secteur des transports peut mettre ses yeux et ses oreilles au service des organes de lutte contre la fraude.

Pour réussir, il faut que le secteur de la logistique s'associe à l'élan général de lutte contre le trafic d'espèces de faune et de flore sauvages dans les chaînes logistiques et nous apprécierions tout particulièrement que les plus grandes entreprises du transport maritime et de manutention du fret et des bagages y participent. "

"Depuis longtemps, l'OMD combat avec énergie le commerce illicite d'espèces sauvages, aux côtés de ses partenaires. La sensibilisation de toutes les parties intéressées (y compris les transports) à l'importance de la lutte contre ce fléau est une des clés de voûte de notre stratégie commune" a indiqué le Secrétaire Général de l'OMD, Kunio Mikuriya.

M. Shantanu Bhadkamkar, Président de la Fédération internationale des associations d'agents en douane (IFCBA), a fait savoir que les membres de sa Fédération soutiennent l'initiative, en soulignant que "L'IFCBA travaillera en lien étroit avec les exportateurs, les importateurs, les transporteurs et autres intermédiaires du secteur des transports, ainsi qu'avec les autorités, les organisations intergouvernementales, les ONG et autres parties prenantes aux échanges internationaux. Ensemble, nous pouvons consolider les chaînes mondiales de valeur et, par la formation et d'autres interventions communes tout au long des chaînes de valeur, nous pouvons donner aux parties prenantes les outils dont elles ont besoin pour combattre le commerce illicite d'espèces sauvages."

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