L’OMD lance le Projet sur la sécurité en Afrique occidentale et centrale

26 avril 2018

À l’occasion de la 23ème Conférence des Directeurs généraux des douanes de la région d’Afrique occidentale et centrale (AOC), l’OMD a lancé son nouveau Projet sur la sécurité au cours d'une cérémonie à Conakry, en Guinée, le 25 avril 2018.

Le Projet de l’OMD sur la sécurité vise à aider les administrations Membres d’Afrique occidentale et centrale à relever, par le biais du Programme Global Shield, les défis sécuritaires posés par la menace des engins explosifs improvisés (EEI).  Ce Projet fait suite à la Résolution de Punta Cana de l’OMD, adoptée en 2015, et à l’adoption ultérieure de la Stratégie mondiale de l’OMD concernant la lutte contre le terrorisme.  Le gouvernement du Japon apporte son concours financier à cette initiative, à raison d’une contribution de plus de 3 millions de dollars des États-Unis.

Au cours de la cérémonie, le Secrétaire général de l’OMD, Kunio Mikuriya, a souligné que le Projet de l’OMD sur la sécurité, à travers la mise en œuvre du Programme Global Shield dans la région AOC, contribuera grandement à aider les administrations des douanes et les autres parties prenantes concernées dans leurs efforts pour protéger la société et sécuriser davantage la chaîne logistique.  Il a insisté sur le fait que plusieurs résolutions à haut niveau de l’ONU donnent en exemple le Programme Global Shield, qui porte sur les défis multidimensionnels auxquels sont confrontées les douanes et les autres services présents aux frontières lorsqu’ils contrôlent des envois de produits hautement techniques ou potentiellement dangereux, comme les composants chimiques qui peuvent être utilisés pour la fabrication d’EEI.

Intervenant au nom du gouvernement japonais, S.E. M. Hisanobu Hasama, ambassadeur du Japon auprès de la République de Guinée, s’est félicité du nouveau Projet de l’OMD sur la sécurité, qu'il considère comme une contribution solide au « Plan d’action du G7 sur la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent », adopté lors du sommet du G7 à Ise Shima, au Japon, en 2016.  Il a exprimé son espoir que le Projet permettra aux administrations des douanes et aux autorités de règlementation des frontières de renforcer leurs capacités à contrer les menaces terroristes, afin de permettre la mise en place d’une coopération plus profonde et la création d’un environnement plus sûr pour les citoyens et les économies de la région.

Le Vice-Président de l’OMD pour la région d’Afrique occidentale et centrale, M. Pierre Alphonse Da, Directeur général de l'Administration des douanes de Côte d’Ivoire, a évoqué la recrudescence des activités terroristes dans la région et le besoin pour la douane d’évoluer et de tirer parti de sa capacité à contribuer à l’atténuation de cette menace.  M. Da a conclu son intervention en exprimant sa gratitude à l’OMD et au gouvernement du Japon pour leur contribution au Projet sur la sécurité.

M. Makoto Fujishoro, Directeur général de la Douane de Tokyo, au Japon, a souligné que le rôle crucial de la douane dans les contrôles frontaliers et pour la surveillance des frontières en fait un acteur incontournable dans la lutte contre le terrorisme.  Il a également partagé l’expérience du Japon concernant l’utilisation de technologies modernes promues par le Projet sur la sécurité, comme les spectromètres Raman pour l’analyse et l’identification de produits chimiques.

Une table ronde a été organisée avec le Directeur général des Douanes camerounaises et des intervenants à haut niveau du Centre d’excellence pour la neutralisation des EEI et d’INTERPOL, qui ont débattu des défis sécuritaires auxquels la région est doit faire face et les manières dont le Projet peut aider les administrations des douanes à les relever.  La table ronde a également mis l’accent sur les fonctions intimement liées de la douane, de la police et de l’armée pour répondre à la menace que posent les EEI et sur l’étroite coopération qui est nécessaire afin d’endiguer ce fléau.

Le Projet sur la sécurité promouvra et proposera des mesures efficaces de lutte contre le terrorisme, passant notamment par une coopération étroite entre les différentes parties prenantes telles que la douane, les services répressifs compétents, l’armée, les organisations internationales et le secteur privé.  Il viendra compléter les initiatives régionales existantes en matière de sécurité, telles que le Projet SPC++.