L’OMD renouvelle son engagement afin d’appuyer la mise en œuvre du Programme d’action de Vienne

09 décembre 2019

Le Secrétaire général de l’OMD, Kunio Mikuriya, s’est rendu en visite au siège des Nations Unies à New York, le 6 décembre 2019, pour participer à une discussion en table ronde visant à promouvoir le commerce, la facilitation des échanges et la transformation économique structurelle des pays en développement sans littoral (PDSL). La table ronde était organisée dans le cadre de la révision à haut niveau et à mi-parcours de la mise en œuvre du Programme d’action de Vienne pour les PDSL pour la décennie 2014 – 2024. Des hauts représentants du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), de l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI) et de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) ont également contribué aux délibérations de la table ronde.

Lors de l’ouverture de la révision à mi-parcours, le 5 décembre 2019, le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, avait déjà souligné l’utilité des partenariats pour la mise en œuvre du Programme d’action de Vienne, même s'il avait reconnu que les défis que rencontrent les PDSL restent importants. « Nous disposons des outils pour éliminer la distance et le manque d’efficacité. Nous disposons également du cadre », avait, du reste, déclaré le Secrétaire général de l’ONU. Il avait également insisté sur le fait qu’une plus grande cohérence et synergie entre le Programme de Vienne, le Programme à l’horizon 2030, l’accord de Paris et d’autres cadres internationaux pertinents ouvrait d’énormes possibilités.

Durant la discussion en table ronde du 6 décembre 2019, M. Mikuriya a évoqué la contribution de l’OMD à la mise en œuvre du Programme d’action de Vienne au cours des 5 ans qui ont suivi son adoption, soulignant l'importance de régimes douaniers simplifiés et harmonisés pour faciliter les échanges dans les PDSL et les pays de transit en développement, et il a profité de l’occasion pour présenter quelques instruments, outils et programmes de l’OMD qui contribuent à l’application du Programme d’action de Vienne. Il a par ailleurs réaffirmé le fort engagement de l’OMD en faveur du programme.

En partenariat avec le Bureau du Haut-Représentant pour les pays les moins avancés, les pays en développement sans littoral et les petits États insulaires en développement (UNOHRLLS), la Commission économique pour l'Europe des Nations Unies (CEE-ONU) et l’Union internationale des transports routiers (IRU), l’OMD a par ailleurs organisé, le 6 décembre, un événement en marge de la révision à mi-parcours. Cette activité consacrée à la modernisation des procédures de transit a été l’occasion pour l’OMD de présenter ses outils, instruments et initiatives concernant la facilitation du transit.

L’OMD contribue à l’amélioration des systèmes de transit pour les PDSL en établissant des normes pour des procédures frontalières simplifiées et harmonisées, en menant des projets de renforcement des capacités et en renforçant la coopération et la coordination avec d’autres partenaires de développement. L’OMD a officiellement présenté son Manuel sur le transit lors de la deuxième Conférence de l’ONU sur les PDSL en novembre 2014, qui a également abouti à l’adoption du Programme d’action de Vienne. En juillet 2017, l’OMD a organisé la première Conférence mondiale sur le transit et y a présenté ses Directives sur le transit. Ces deux instruments appuient la mise en œuvre harmonisé de l’Accord de l’OMC sur la facilitation des échanges.  

Suivant le lancement des Directives sur le transit, l’OMD a organisé des ateliers régionaux dans les six régions de l’OMD, afin de promouvoir la mise en œuvre des Directives, d’approfondir les discussions sur les défis rencontrés et les solutions éventuelles qui pourraient être apportées, et recueillir les meilleures pratiques régionales et nationales dans le domaine du transit. Les six ateliers régionaux ont compté sur la participation de quelque 260 délégués en tout, représentant notamment le secteur privé et les organisations internationales et régionales qui collaborent avec l’OMD, ainsi que les partenaires de développement. L’OMD est actuellement en train de mettre la dernière main à un Recueil des meilleures pratiques dans le domaine du transit, qui vise à apporter un appui aux Membres en leur fournissant des exemples pratiques sur la manière d’améliorer l’efficacité des régimes de transit.

Dans le domaine du renforcement des capacités, l’OMD a également créé un vivier d’experts accrédités anglophones et francophones, dont un grand nombre viennent des PDSL et des pays de transit en développement.

Les résultats de la révision à haut niveau et à mi-parcours sont résumés dans la Déclaration politique A/74/L.7 adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies. La partie concernant « l’appel à l’action » de la Déclaration politique inclut notamment un appel au système des Nations Unies et à d’autres organisations internationales et régionales concernées à fournir un soutien politique, analytique et technique pour la mise en place, le bon fonctionnement et la gestion des couloirs commerciaux. La Déclaration politique encourage également les PDSL à réduire les coûts du commerce qui interviennent « avant la frontière », avec l’aide de leurs partenaires de développement et commerciaux, en améliorant les réseaux de transport et les régimes douaniers et en ayant recours à la technologie et à l’informatique pour accélérer les échanges internationaux.