Septième Examen global de l’Aide pour le commerce : l’OMD participe aux discussions sur le commerce électronique, l’AFE, les dernières technologies, l’égalité hommes-femmes et la diversité

09 juillet 2019

L’OMD a pris part au septième Examen global de l’Aide pour le commerce, qui s’est tenu au siège de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), à Genève, en Suisse du 3 au 5 juillet dernier.  L’examen vise à analyser de plus près la façon dont le commerce peut contribuer à la diversification et à l'autonomisation économiques, en mettant l'accent sur l'élimination de l'extrême pauvreté, en particulier par la participation active des femmes et des jeunes.

L’Examen 2019 a réuni plus de 1000 participants du secteur public et privé, qui ont pris part à 84 séances de discussion organisées par l’OMC, d’autres organisations internationales et des autorités gouvernementales.   L’OMD a organisé deux de ces séances, l’une centrée sur l’intégration de la dimension du genre dans le mécanisme de facilitation de l’Aide pour le commerce et l’autre, sur les solutions prospectives pour la facilitation des échanges fondées sur les technologies de rupture telles que les chaînes de blocs, l’intelligence artificielle et l'apprentissage automatique, l’informatique quantique et la 5G.

Lors de l’ouverture de la deuxième séance de l’OMD, intitulée « Faciliter le commerce à l’ère numérique : quel impact pour la douane ? », le Secrétaire général de l’OMD, Kunio Mikuriya, a souligné que la numérisation ouvre la voie au commerce dans une série de secteurs couvrant les biens et les services, et il a notamment évoqué la « fragmentation » (‘en petits colis’, de l’anglais parcelization et parcel - paquet ou colis) des échanges commerciaux résultant de l’avènement du commerce électronique.  Afin d’aider les pays à faire face à cette réalité, il a expliqué que l’OMD a élaboré un Dossier sur le commerce électronique, qui propose des normes et du matériel d'orientation à ce sujet.  Il a également décrit la façon dont l’utilisation des dernières technologies peut transformer la gestion des frontières en vue d’améliorer la facilitation des échanges et les capacités de lutte contre la fraude et il a encouragé les participants à consulter le Rapport d’étude de l’OMD sur les technologies de rupture.

Le Secrétaire général a également été invité à s’adresser au public durant une séance intitulée « Mettre le commerce électronique au service de tous » organisée par le gouvernement belge, le Centre du commerce international (CCI), la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) et la Banque mondiale.  Les intervenants de la table ronde ont abordé les préoccupations exprimées par de nombreux pays en développement, qui s’inquiètent que les négociations sur le commerce électronique ne viennent restreindre leur espace règlementaire et politique dans le domaine du commerce électronique et des échanges commerciaux, sans leur offrir pour autant les mesures nécessaires pour couvrir leurs besoins spécifiques.  L’objectif est de s’assurer que la voix des pays africains, en particulier, soit entendue et que les règles soient définies par tous.

À l’ouverture de la séance, le Directeur général de l'OMC, Roberto Azevêdo, a instamment appelé la communauté internationale à relever le défi de la brèche numérique et à s’assurer que le commerce électronique soit une force en faveur de l’inclusion, soulignant qu’il est important de créer les cadres et les capacités nécessaires pour garantir la participation de tous.

M. Mikuriya a souligné que la douane est la première agence aux frontières et qu’il lui revient donc de relever les défis associés à la gestion des transactions transfrontalières de commerce électronique.  Il a rappelé aux participants qu’il est essentiel de faciliter les échanges tout en assurant le respect des exigences en matière de sûreté, de sécurité et de recettes.  À ce sujet, il a évoqué une fois de plus le Dossier de l’OMD sur le commerce électronique, insistant sur le besoin de garantir la mise en œuvre des normes et des pratiques qui y sont préconisées. 

Le Secrétaire général a également pris la parole à l’occasion de la séance consacrée à l'inclusion des pays en développement sans littoral (PDSL) dans le commerce international.  M. Mikuriya a souligné le fait que la mise en œuvre de l’Accord de l'OMC sur la facilitation des échanges (AFE) peut contribuer à réduire les coûts du commerce pour les PDSL, en particulier en Afrique, où de nombreux pays n’ont pas un accès direct à la mer.  Il a également expliqué que l’OMD a publié des Directives sur le transit, qu’elle a constitué un vivier d’experts formés aux questions relatives au transit pouvant être déployés dans les différentes régions pour fournir une assistance technique, et qu’elle est en train de recueillir les meilleures pratiques afin de pouvoir les partager sous peu.

Enfin, l’OMD a participé à une séance sur la facilitation des échanges et l’interconnexion des réseaux de couloirs commerciaux pour un commerce inclusif et pour la diversification économique, organisée par TradeMark East Africa (TMEA), le Royaume-Uni et le Canada, dans le but de procéder à une démonstration du Système électronique régional de suivi des marchandises (RECTS).  Le Directeur général de la douane d’Ouganda et Président du Conseil de l’OMD, Dicksons C. Kateshumbwa, a présenté la plateforme, qui permet à certains pays membres de la Communauté de l'Afrique de l'Est (CAE) de suivre et de voir les marchandises de manière coordonnée, tandis qu’elles sont acheminées à travers le couloir nord, grâce à l’utilisation d'un type particulier de scellement électronique.  Le Secrétaire général de l’OMD a indiqué que les études sur le temps nécessaire pour la mainlevée des marchandises qui ont été menées dans les pays membres de la CAE avec l’aide de l’OMD ont montré des améliorations sensibles à ce niveau.  Il a ajouté que l’OMD travaille à l’élaboration d'un document d’orientation sur l’utilisation des scellements électroniques et est en train de recueillir les pratiques, parmi lesquelles figurera le RECTS.

Le Directeur Kateshumbwa a également pris la parole à l’occasion d’autres séances afin de partager l’expérience de l’Ouganda en matière d’interconnexion des systèmes informatiques et d’autonomisation des femmes. 

Le Secrétaire général de l’OMD a, par ailleurs, rencontré Bambang Susantano, vice-président de la Banque asiatique de développement (BAD) chargé de la gestion des connaissances et du développement durable, afin de discuter avec lui des différents domaines de coopération entre l’OMD et la BAD, dont la facilitation des échanges, l’utilisation des technologies et la lutte contre les mouvements transfrontaliers de déchets plastiques. 

Septième Examen global de l’Aide pour le commerce

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  • Le Secrétaire général de l’OMD, Kunio Mikuriya, et le Directeur général de la douane d’Ouganda et Président du Conseil de l’OMD, Dicksons C. Kateshumbwa

    Le Secrétaire général de l’OMD, Kunio Mikuriya, et le Directeur général de la douane d’Ouganda et Président du Conseil de l’OMD, Dicksons C. Kateshumbwa

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  • Des membres du personnel de l'OMD avec Kunio Mikuriya et Dicksons C. Kateshumbwa

    Des membres du personnel de l'OMD avec Kunio Mikuriya et Dicksons C. Kateshumbwa

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  • Bambang Susantano, vice-président de la Banque asiatique de développement (BAD), et le Secrétaire général de l’OMD, Kunio Mikuriya

    Bambang Susantano, vice-président de la Banque asiatique de développement (BAD), et le Secrétaire général de l’OMD, Kunio Mikuriya

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