Programme sur les drogues et précurseurs

Le trafic de drogue a des effets majeurs sur la santé et la sécurité, et sur la sûreté et le développement économique des États. Il est étroitement lié à d'autres activités illégales et les fruits de ce trafic sont utilisés par des groupes criminels organisés et des terroristes.

La douane et ses partenaires sont confrontés à un grave défi. Le marché de la drogue ne cesse de se développer, les itinéraires empruntés et les modalités de ce commerce évoluent constamment et ces dernières années, outre les drogues dites classiques telles que les opiacés, la cocaïne et le cannabis, les nouvelles substances psychoactives (NSP) ont connu un essor considérable, attirant l'attention des services de lutte contre la fraude du monde entier. Le Rapport de l'OMD sur les trafics illicites présente chaque année une analyse des tendances et des pratiques dans ce domaine.

Le Programme sur les drogues et précurseurs de l'OMD a pour objectif de lutter contre le commerce illégal mondial englobant la culture, la fabrication, la distribution et la vente de substances faisant l’objet de prohibition et de restriction. Le Programme se compose des principaux éléments suivants:

Les programmes de dressage de chiens et de formation de maîtres-chiens étaient initialement destinés à améliorer les activités douanières de lutte contre le trafic de drogues. Cette fonction traditionnelle a évolué et s'étend aujourd'hui à d'autres domaines comme la lutte contre le terrorisme, en particulier la détection d'armes et d'explosifs, et plus récemment la lutte contre le trafic de fonds, la contrefaçon de CD-ROM, de cigarettes et même de produits pharmaceutiques et d'espèces protégées par la CITES. Les équipes cynophiles constituent désormais un élément majeur des programmes mondiaux de gestion des risques, mis en place par les administrations douanières.

La formation des fonctionnaires des douanes est importante et fait partie de l'assistance fournie par l'OMD à ses Membres. Les formations se déroulent généralement avant les opérations internationales coordonnées par le Secrétariat. Les apprenants étudient les techniques de gestion des risques et les moyens cachés les plus récents, ainsi que les itinéraires empruntés par les drogues précédemment détectées. Ils apprennent à utiliser l'application CENcomm de l'OMD, ainsi que d'autres outils et instruments. Les Bureaux régionaux de liaison chargés du renseignement (BRLR) jouent également un rôle important en soutenant ces activités de renforcement des capacités ainsi que les activités opérationnelles. Par ailleurs, ces dix dernières années, l'OMD n'a cessé de mettre ses installations au service de ces activités en accueillant l'Unité de coordination opérationnelle (UCO) dans ses locaux, à Bruxelles. Le bon fonctionnement de l'UCO s'est avéré être la condition majeure à la réussite des opérations.

L'OMD travaille étroitement avec d'autres services de lutte contre la fraude et partenaires internationaux tels que le Centre régional d’information et de coordination d’Asie centrale pour la lutte contre les stupéfiants, les substances psychotropes et leurs précurseurs (CARICC), l'Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (EMCDDA), INTERPOL, l'Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS), le Centre de maintien de l'ordre de l'Europe du Sud-Est (SELEC) et l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), pour n'en citer que quelques-uns.

  • Projet Aircop

    Pour répondre à la menace croissante que soulève le nouvel itinéraire du trafic de la cocaïne entre l'Amérique du Sud et l'Europe via l'Afrique de l'Ouest, l'OMD a réalisé en 2008 sa première Opération Cocair. Les résultats de cette opération ont confirmé l'analyse réalisée précédemment.

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  • Programme de Contrôle des Conteneurs de l’ONUDC-OMD

    En 2003, l’Organisation mondiale des douanes (OMD) et l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) ont lancé le Programme de contrôle des conteneurs (PCC) en vue de renforcer la surveillance des ports dans les pays en développement et de réduire le risque que des conteneurs maritimes soient exploités et utilisés aux fins du trafic illicite de drogue, de la criminalité transnationale organisée et d’autres formes d’activités frauduleuses.

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