Projet Aircop

Pour répondre à la menace croissante que soulève le nouvel itinéraire du trafic de la cocaïne entre l'Amérique du Sud et l'Europe via l'Afrique de l'Ouest, l'OMD a réalisé en 2008 sa première Opération Cocair. Les résultats de cette opération ont confirmé l'analyse réalisée précédemment. Ils ont également montré qu'il était nécessaire de renforcer les capacités des services présents dans les aéroports des pays concernés, en leur dispensant une formation, en les dotant d'installations, d'équipements et d'outils de détection des drogues, et en mettant en place un solide mécanisme de coordination.

Le projet Aircop a été lancé en 2011 pour répondre à ces besoins. Il est financé par la Commission européenne et le Canada, géré par l'ONUDC, et mis en œuvre par l'OMD et INTERPOL, en étroite collaboration avec les Membres de l'OMD et d'autres services de lutte contre la fraude. Le projet Aircop vise à lutter contre le trafic illicite de cocaïne par voie aérienne entre l'Amérique du Sud et l'Europe, via l'Afrique, ainsi qu'à combattre la criminalité dans les aéroports. Il a pour principales cibles les aéroports d'Afrique occidentale et centrale, où les premières Cellules aéroportuaires anti-trafic (CAAT) mixtes et pluridisciplinaires (douane, police, gendarmerie et autres services de lutte contre la fraude) ont été créées.

Le programme annuel du projet Aircop comprend des activités de contrôles renforcés. Trois opérations Cocair ont été menées dans ce cadre afin de tester les capacités opérationnelles des CAAT en temps réel.

En 2014, le projet a commencé à s'étendre aux pays d'Amérique du Sud et des Caraïbes alimentant ce trafic, avec la création de CAAT dans les principaux aéroports de la région. L'application CENcomm de l'OMD est utilisée comme plate-forme de communication par les fonctionnaires de liaison et le personnel des CAAT. Les pays associés au projet dans d'autres régions comme l'Europe et l'Afrique du Nord bénéficient également du CENcomm. La base de données I-24/7 d'INTERPOL est également utilisée pour l'échange d'informations entre les aéroports et permet d’accéder à l’historique criminel des voyageurs.