Le projet INAMA

Le commerce illégal d'espèces sauvages a un impact dévastateur sur l'environnement, le développement social et économique des pays touchés et la sécurité internationale. La criminalité liée aux commerce illégal d’espèces sauvages est l’une des plus grandes entreprises criminelles organisées et contribue, en milliards de dollars, aux groupes criminels transnationaux organisés qui trafiquent souvent d’autres produits illicites, notamment des stupéfiants et des armes.

Le projet INAMA du Programme sur l’environnement de l'OMD vise à atténuer ce fléau mondial en renforçant les capacités de lutte contre la fraude des administrations douanières ciblées d'Asie, d'Amérique du Sud et d'Afrique subsaharienne dans la mise en application de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES).

Actuellement, le projet comprend deux volets distincts et est financé par le département d'État des États-Unis et l'Agence allemande pour la coopération internationale (GIZ).

Département d'État américain : INAMA III

INAMA III poursuit les objectifs suivants dans le domaine du commerce illégal d’espèces sauvages et au sein des 11 administrations bénéficiaires sélectionnées dans des pays d’Afrique subsaharienne, d’Amérique du Sud et d’Asie :

  • Améliorer la capacité de formation ;
  • Améliorer la gestion des risques et la sélection des cas ;
  • Renforcer la coopération entre les organismes chargés de l’application de la loi ;
  • Appui à la rédaction et à la mise en œuvre de protocoles d'accord.

Il est escompté que ces actions contribueront à renforcer les capacités des administrations ciblées en matière de répression, tout en rendant les opérations de lutte contre la fraude plus efficaces.

Le plan d’action du Projet INAMA III prévoit un certain nombre d'activités, notamment:

  • Des ateliers régionaux COPES et d’assistance technique ;
  • Des missions nationales d'appui à la gestion des risques en matière douanière;
  • Un atelier global sur la gestion des risques en matière douanière;
  • Des missions nationales de formation, de renforcement de l’arsenal juridique, de lutte contre la fraude et de coopération inter-agences.

Certaines activités seront menées en coopération avec le Recueil des pratiques opérationnelles douanières en matière de lutte contre la fraude et de saisie (COPES) et le Consortium international de lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages (ICCWC).

INAMA III a été lancé en septembre 2019, en prolongement direct d'INAMA II, et se poursuivra jusqu'en septembre 2021.

GIZ : Gestion des risques INAMA

La contribution actuelle de la GIZ au projet INAMA est axée sur l'amélioration de la gestion des risques douaniers de trois pays bénéficiaires d'Afrique subsaharienne et d'Asie, parmi les plus touchés par le commerce illégal d’espèces sauvages: le Malawi, le Nigéria et le Vietnam. En particulier, ce volet vise à améliorer les cadres de gestion des risques des administrations, et à élaborer des profils de risques génériques et spécifiques, ce qui conduira à terme à des opérations de lutte contre la fraude plus efficaces.

Concrètement, le volet INAMA GIZ comprend:

  • 1 mission de diagnostic par pays;
  • 1 rapport détaillé avec conclusions et recommandations par pays;
  • 1 mission de mise en œuvre des recommandations par pays ;
  • 1 atelier commun pour les trois pays ;
  • Echange de personnel douanier

Ce volet du projet a débuté en juillet 2018 et durera jusqu'en mai 2020.

Sources de financement précédentes

Le projet INAMA fait suite au projet sur les grands singes et l’intégrité (GAPIN), qui s’est déroulé de 2010 à 2013.

Depuis sa création en 2014 et dans le cadre d'un effort commun visant à lutter contre le commerce illégal d’espèces sauvages, le projet INAMA a fourni un soutien à plus de 30 pays et a bénéficié d'un financement provenant de:

  • Le département d'État américain ;
  • La Suède ;
  • GIZ ;
  • Le Secrétariat CITES.

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