L'OMD et l'OMC lancent conjointement le rapport d'étude sur les technologies de rupture 2022

07 octobre 2022

Le 3 octobre 2022, le Secrétaire général de l'Organisation mondiale des douanes (OMD), le Dr Kunio Mikuriya, et la Directrice générale de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), le Dr Ngozi Okonjo-Iweala, ont lancé la deuxième édition du rapport d'étude de l’OMD et de l’OMC sur les technologies de rupture. La première édition a été publiée en 2019 et, au début de cette année, les deux organisations ont également collaboré en vue d’élaborer une publication conjointe intitulée « Le rôle des technologies avancées dans le commerce transfrontières : le point de vue des douanes ».

Quelque 900 participants du monde entier, notamment des douanes, du secteur privé, du monde universitaire, des services gouvernementaux et des organisations internationales, se sont inscrits à cet événement.

Dans son allocution d'ouverture, le Dr Mikuriya a souligné que les deux organisations ont décidé d'aider ensemble leurs membres respectifs dans leur parcours de transformation numérique, de manière complémentaire et inclusive, en réunissant tous les partenaires concernés autour de la même table. Il a ajouté que le rapport reflète le niveau élevé d’intérêt et d’activité affiché par les douanes pour effectuer les essais et la mise en œuvre de trois groupes de technologies, à savoir la chaîne de blocs, l'Internet des objets et l'analyse des données / l'intelligence artificielle.

Le Secrétaire général a également souligné que le rapport d'étude est destiné à aider les douanes à mettre en œuvre les règles et normes internationales visant à assurer la connectivité aux frontières, telles que la Convention de Kyoto révisée de l'OMD et l'Accord sur la facilitation des échanges (AFE) de l'OMC.

Le Dr Ngozi Okonjo-Iweala s’est félicitée que l'OMC ait eu l'occasion de travailler avec l'OMD à la rédaction de la mise à jour du rapport d'étude. Elle a souligné l'importance de ce rapport pour les pays en développement et les pays les moins avancés (PMA) dans la mise en œuvre de l'Accord sur la facilitation des échanges de l'OMC et a insisté sur le rôle des technologies dans cette démarche.

En outre, la Directrice générale de l'OMC a souligné que les avantages que présente le déploiement des dernières technologies pourraient se voir réduits pour la douane si d'autres services continuent de recourir à des méthodes de travail dépassées.

Les Secrétariats de l'OMD et de l'OMC ont présenté conjointement les principales conclusions du rapport d'étude. La première partie du rapport porte sur sept technologies, à savoir : la chaîne de blocs et la technologie des registres distribués ; l'Internet des objets, les mégadonnées, l'analyse des données, l'intelligence artificielle et l'apprentissage automatique ; la biométrie ; les drones ; la réalité virtuelle, augmentée et mixte ; et l'impression 3D. La deuxième partie comprend quarante-deux études de cas provenant d'administrations des douanes, du secteur privé, d'organisations internationales et d'autres parties prenantes. Le rapport d'étude présente également des recommandations et des enseignements tirés, ainsi que des initiatives de l'OMD et de l'OMC dans ce domaine.

Les administrations des douanes de l'Argentine, de la Corée, des Pays-Bas et du Niger ont exposé différents exemples de la manière dont les douanes tirent parti des technologies de rupture pour améliorer leurs processus et leur impact sur le traitement des échanges transfrontaliers et les opérations de la chaîne logistique.

Le rapport d'étude restera un document évolutif et sera mis à jour de manière régulière afin de refléter les nouvelles avancées et tendances de la douane dans l'application des technologies de rupture.

Cette publication peut être consultée ici.

L'enregistrement du webinaire est disponible ici.

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