M. Ian Saunders, Secrétaire général de l’Organisation mondiale des douanes (OMD), a pris part à l’un des événements thématiques de la Neuvième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 9), qui a eu lieu le 19 août à Yokohama, au Japon. Cette session, qui s’est déroulée sous l’intitulé « Poser les bases du marché unique africain : le parcours der la ZLECAf depuis six ans et son avenir », a été organisée par l'Agence japonaise de coopération internationale (JICA) en coopération avec l'OMD et le Secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Lors de cet événement, les participants se sont concentrés sur l’aide requise pour aider la ZLECAf à réaliser pleinement son potentiel et identifier les besoins et mesures qui seront nécessaires pour mettre en œuvre un marché unique africain. Dans ses remarques liminaires, après avoir rappelé que l’OMD assure une mission de création de normes internationales (notamment avec le Système harmonisé (SH)) sur lesquelles reposent les tarifs préférentiels et les règles d’origine appliqués par la ZLECAf, le Secrétaire général a rappelé que l’OMD s’est engagée à soutenir ses Membres en Afrique par le biais de programmes sur le SH et les règles d’origine, financés par l’UE. Ces programmes portent sur le renforcement des capacités dans le domaine du classement des marchandises, afin de parvenir à une application uniforme des dispositifs préférentiels de la ZLECAf. En outre, le Secrétaire général a fait valoir le rôle central que joue la facilitation des échanges pour tirer pleinement parti de la ZLECAf et ce, en réduisant les délais de traitement aux frontières, en améliorant la prévisibilité et en diminuant les coûts liés aux transactions. À cet égard, il a évoqué une estimation de la Banque mondiale qui considère que la meilleure façon d’optimiser les avantages économiques liés à la ZLECAf consiste à bien mettre en œuvre les mesures de facilitation des échanges.
Lors de la table ronde, le Secrétaire général a déclaré que la douane est un acteur essentiel pour la mise en œuvre de la ZLECAf, qui porte les attentes du secteur privé en matière de tarifs préférentiels et de facilitation des échanges. En effet, en tant qu’organe chargé de gérer les échanges, la douane doit assurer une application pertinente des droits préférentiels et distinguer les marchandises légitimes des envois à haut risque pour pouvoir apporter la clarté et la stabilité nécessaires au commerce international.
D’autres intervenants, dont les représentants de la JICA, du Secrétariat de la ZLECAf et de l’Autorité en charge des recettes de la Zambie, ont également mis en lumière l’importance des mesures de facilitation des échanges.
Cette table ronde a permis à l’auditoire de mieux comprendre l’importance du travail accompli par les administrations douanières, en tant que responsables de la gestion des échanges, pour tirer profit de la ZLECAf.
À cette occasion, l’achèvement des travaux d’élaboration du Manuel sur les règles d’origine a été annoncé. Ce manuel a été élaboré entre 2021 et 2024 dans le cadre du Projet conjoint OMD/JICA, par le biais du Programme des Maîtres Formateurs (PMF) en matière de règles d’origine, destiné à appuyer la mise en œuvre de la ZLECAf.
En marge de cette participation à la TICAD 9, le Secrétaire général a rencontré le Dr. Akihiko Tanaka, Président de la JICA, et M. Mitsuhiro Teraoka, Directeur général du Bureau des douanes et du Tarif (ministère des finances du Japon) ainsi que son adjoint, le Dr. Toshiaki Hiromitsu. Ils ont débattu des rôles respectifs de la douane et de l’OMD dans l’environnement commercial actuel ainsi que de la coopération entre l’OMD et leur organisation respective.
Le Secrétaire général a également partagé ses réflexions lors d’une session avec des boursiers du Programme Japon-OMD de développement des ressources humaines (programme de bourses pour l’obtention d’un diplôme de Master au Japon).