Le Nigeria a marqué la Journée internationale de la douane 2026 par une étape importante pour la facilitation des échanges : le lancement officiel de son rapport d’étude sur le temps nécessaire pour la mainlevée (TRS). Le rapport reflète l’achèvement d’une évaluation menée au port à conteneurs de Tin Can Island à Lagos, l’une des portes d’entrée maritimes les plus stratégiques du pays, rendue possible grâce au soutien du Programme « Accélérer la facilitation des échanges » de l’OMD.
Dans un message virtuel envoyé à cette occasion, le Secrétaire général de l’OMD, M. Ian Saunders, a félicité le Nigeria pour cette réussite, décrivant la TRS comme un outil essentiel de mesure de la performance à l’appui de réformes fondées sur des données probantes. Notant que l’OMD a consacré l’année 2026 au thème « Une douane qui protège la société par sa vigilance et son engagement », le Secrétaire général de l’OMD a souligné que les administrations des douanes modernes doivent à la fois protéger la société et faciliter le commerce légitime. Il a insisté sur le fait que la TRS est l’outil le plus efficace pour susciter des changements tangibles et axés sur les résultats par-delà les frontières, qui peuvent servir de catalyseur pour des actions ciblées visant à renforcer la compétitivité économique, la sécurité nationale et la position du Nigeria dans le commerce international.
Décrivant le TRS effectuée au port de Tin Can Island comme la mesure du temps de dédouanement la plus complète de l’histoire récente du Nigeria, le Contrôleur général du Service des douanes du Nigeria (NCS), Bashir Adewale Adeniyi, a fait observer que la TRS révélait à la fois des réalités encourageantes et des vérités inconfortables. Bien que le Nigeria ait la capacité de dédouaner efficacement les marchandises, les retards sont souvent dus aux processus manuels et à une coordination fragmentée. Il a souligné que les réformes des procédures, en particulier les inspections conjointes et non intrusives et la gestion coordonnée des frontières, offrent de grandes possibilités d’amélioration, au même titre qu’une meilleure coordination des portes, l’interopérabilité des systèmes et un système centralisé de réservation des camions. Par conséquent, à l’avenir, le Nigeria institutionnalisera la TRS en tant qu’outil de diagnostic récurrent plutôt qu’en tant qu’exercice ponctuel, fera remonter les résultats en vue d’une action coordonnée et poursuivra la réforme en continu. Il a également mis en avant que les projections initiales promettent des réductions potentielles du temps de dédouanement pouvant aller jusqu’à 40 %, ainsi qu’une amélioration des recettes et des économies significatives pour les opérateurs.
Le Contrôleur général du NCS, qui préside actuellement le Conseil de l’OMD, a déclaré que les douanes ne pouvaient pas réformer les ports seules et qu’une facilitation efficace des échanges nécessitait une action synchronisée de la part des opérateurs de terminaux, des compagnies maritimes, des agences gouvernementales partenaires, des camionneurs, des courtiers, des banques et des autorités portuaires.
S’exprimant lors de l’événement, Jumoke Oduwole, ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Investissement du Nigeria, a déclaré que la TRS contribue directement au « Programme pour un espoir renouvelé » du président nigérian en renforçant la confiance des investisseurs, en protégeant les frontières et en soutenant la croissance économique ; elle a également félicité la douane pour son rôle central dans le développement national. Doris Nkiruka Uzoka-Anite, ministre d’État aux Finances, a ajouté que la facilitation des échanges est au cœur de l’ambition du Nigeria de stabiliser son environnement macro-économique, décrivant la TRS comme un instrument à la fois diagnostique et stratégique pour réduire les coûts des transactions, améliorer la transparence, garantir les recettes et renforcer la confiance des investisseurs. Elle a souligné que la mesure objective des procédures aux frontières permet une meilleure prise de décision et renforce l’engagement du Nigeria en faveur d’un commerce prévisible et compétitif, notamment dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Appelant toutes les parties prenantes à travailler en étroite collaboration avec les douanes, elle s’est déclarée convaincue que la mise en œuvre effective des conclusions de la TRS stimulerait la compétitivité du Nigeria et améliorerait les résultats économiques.
Le port à conteneurs de Tin Can Island, deuxième port maritime du Nigeria et l’un des plus actifs d’Afrique occidentale, joue un rôle capital dans les échanges, la génération de recettes et la connectivité régionale. La TRS a été réalisée dans le sillage du renforcement des capacités et de l’assistance technique fournis au Comité national de la facilitation des échanges du Nigeria dans le cadre du Programme « Accélérer la facilitation des échanges » de l’OMD, financé par l’Administration fiscale et douanière du Royaume-Uni (HMRC). Le représentant du Haut-Commissariat du Royaume-Uni au Nigeria a réaffirmé le partenariat solide entre les deux pays dans le cadre du Programme et l’engagement général à soutenir le Nigeria dans la promotion du commerce légitime et de la prospérité économique partagée.